26.03.2009

[coup d'oeil - coup de coeur]

Un site de veille sur les innovations - graphiques et technologiques - du "multimédia" le plus interactif, d'où le livre numérique n'est pas absent, mais avec un ton, un style et une qualité que je tiens à signaler. Entre la page Google du 19è siècle et le "tatoo tester", plein de choses amusantes et pertinentes qui donnent des idées : http://graphism.fr/

23.03.2009

Salon en vrac

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De retour de Bruxelles où tout amoureux du livre doit absolument se rendre pour découvrir le concept de librairies le plus séduisant qu'il m'ait été donné de voir ces dernières années (Merci à Eric pour son accueil chaleureux !), j'aimerais revenir sur les 6 jours (ou presque... les lendemains d'inauguration n'ont pas été faciles...) de conférences au Salon du livre, où le numérique a fait son retour en force.

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Les blogs - celui d'Hervé, croisé dans les allées, en premier lieu - ont fait un compte-rendu varié et exhaustif des débats qui ont eu lieu sur les innovations et les changements en cours dans l'édition et la diffusion des livres sur les nouveaux supports. Je vous livre en vrac quelques... données qui m'ont interpellé au hasard des débats, soit qu'elles m'ont étonné, soit qu'elles auraient mérité plus de temps et d'explications. Autant de pistes de réflexion à partir d'observations "à la volée" : c'est "l'écoute flottante" d'une nouvelle psychanalyse du livre (rien de moins !) :

- 13% ! C'est la part du marché du livre audio dans tout le marché du livre allemand. Info ou intox ?

- 800 000 : c'est le nombre de Iphone vendus par Apple en 2008 sur le marché français. A comparer aux 12 000 "liseuses" vendues dans l'Hexagone sur la même période

- L'anti-prescripteur : c'est le risque d'envoyer son appareil de lecture électronique à un journaliste, "gros et gros lecteur" (sic !). Nicolas Demorand décidément ne s'en laisse pas compter : il n'aime pas le Sony reader. Au-delà de la passe d'armes avec Denis Zwirn, on pourra regretter avec lui que les machines ne soient encore guère "communicantes", c'est-à-dire ouvertes. Sauf une...

- Christian Warocquier, pour Orange Labs, prend de la hauteur et relève le niveau des débats. La BD se transforme évidemment en passant d'un support à l'autre. AVE!Comics, insiste sur la vitesse, qui devient une donnée importante dans l'animation d'une BD sur nos mobiles. Et si Virilio avait raison aussi pour le livre ? Il est manifeste que l'édition de livres pratiques doit réflechir activement à la modification de ses processus de production éditoriale pour s'adapter à une nouvelle "consommation" d'une littérature qui est avant tout une information.

- 200 % ! C'est l'essor du CA de la lecture numérique au Japon. Mais quelle "lecture numérique" ? Pourquoi une telle singularité ? A quoi cela correspond-il précisément ? Quels genres, quelles lectures, quels supports, quels publics ? Où trouver une info fiable et synthétique à ce sujet ?

- Au sujet de la piraterie et/ou de la perte, de la part des éditeurs, des ressources économiques (+ juridiques, + symboliques aussi) de leur production, deux billets tout à fait importants : l'un sur Aldus, l'autre sur Lekti-ecriture.com.

 

Si le casino est présent dans beaucoup d’œuvres littéraires, c’est qu’il a toujours été un loisir prisé !
Qui n’a jamais joué à une machine a sous ?
Si vous faites partie des rares exceptions, profitez du progrès pour l’essayer sur Internet !
Vous pourrez en profiter pour essayer la roulette en ligne ou même le fameux jeu du blackjack !

18.03.2009

Le Motif

Le site du Motif , "observatoire du livre et de l'écrit en Ile-de-France", est en ligne. Il permet d'accéder à des ressources utiles aux professionnels (études et analyses sur le marché du livre), aux futurs libraires et éditeurs (des fiches métiers très bien renseignées) et aux curieux, qui apprécieront par exemple les comptes-rendus des tables rondes sur le livre numérique. Un annuaire doit bientôt étoffer les ressources du site. A noter la synthèse d'une étude intitulée "Qui vend quoi ?", autour des points de vente du livre dans la région : l'étude est fondée sur les statistiques du très écouté cabinet GFK.

17.03.2009

Une plateforme numérique Gallimard/La Martinière

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C'est officiel : les groupes Gallimard et La Martinière développent une plateforme commune de diffusion des titres de leurs labels et maisons d'édition. Antoine Gallimard et Hervé de La Martinière s'en expliquent dans une tribune des Echos. Les sites des libraires vont donc être sollicités pour proposer la vente des ouvrages au(x) format(x) (le(s)quel(s) ?) numériques, conjointement au format papier habituel . Après Hachette, la réponse des éditeurs français à Google et Amazon se précise. Le portail est prévu pour regrouper une offre commune à "toutes les structures" membres des deux groupes d'édition, et devrait être opérationnel dès cet automne.

Mais que pensent les initiateurs de ce projet des problèmes déterminants soulevés par le "verrouillage" des formats utilisés par les supports de lecture (Kindle, Iphone) qui émergent très fortement ? Et quid du prix de vente ? Voir sur ces questions l'article synthétique, alarmant et très intéressant paru dans La Feuille.

16.03.2009

Blog marketing : est-ce que ça marche ? Qu'en pensent les professionnels du livre ?

Le marketing par les blogs, c'est pas très bien vu par les professionnels du livre, qui ne souhaitent pas que la liberté et l'indépendance des bloggeurs soient remises en cause par quelques monstres richissimes capables d'acheter une forme de promotion sur les blogs (voir le billet de Virginie Clayssen, et regretter que le Book Blogs n'ait pas sa version française). Quant à la pub, elle existe déjà... Un article récent rappelle pourtant tout l'intérêt de la ""sponsored conversation", gagnée contre monnaie sonnante et trébuchante. Quant à la promotion sur Facebook, elle a déjà lieu :
- promouvoir et faire connaître son lieu de vente (par exemple la Librairie Cloquette en Belgique) ;
- promouvoir son catalogue d'éditeur et sa communication: voir la page des éditions Tonkam sur le même Facebook ;
- On peut signaler aussi la page de BookGlutton, réseau social sur les livres ;

Mais quels "retours d'expérience" peut-on d'ores et déjà observer au sujet de ces... expériences ? Libraires, librairies en ligne, éditeurs ont-ils à gagner à investir les réseaux sociaux pour faire la promotion de leurs ouvrages ?

Sur les avantages et les inconvénients de Facebook vs MySpace, à noter un article synthétique dans Rue89 (avant un dossier plus complet de la revue Vendredi), où quelques auteurs témoignent de leur propre expérience de ces nouvelles modalités pour échanger avec leurs lecteurs (faire leur auto-promo ?)

08.03.2009

"Demain le livre" : patrimoine numérique aujourd'hui et demain

Avant qu'Alban Cerisier nous en rappelle toute l'utilité pour les projets de livres numériques (epub) développés par Gallimard, les concepteurs d'un outil de gestion de fond et de flux de ressources numériques (images, textes, vidéos...) ont exposé au salon Demain le livre* les enjeux très concrets d'une numérisation/digitalisation des formats, des usages et des ressources pour un éditeur.

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De quoi réflechir à une autre "chaîne du livre" - déjà présente dans les moeurs de quelques maisons (Gallimard donc, mais aussi Elsevier) : du pré presse au epub, la gestion des flux des ressources éditoriales est aujourd'hui une donnée essentielle qui ne concerne plus seulement le stockage/archivage des textes et images d'un ouvrage, mais l'exploitation de nouvelles ressources : vidéos, bases de données documentaires, etc. Ces ressources qui composeront les livres numériques de demain. S'il est déjà question en effet du patrimoine de l'éditeur (perdre un fichier c'est bien souvent perdre un texte), de la sécurisation et la confidentialité des ressources, de la très problématique pérennité du stockage (que seront mes Jpeg devenus dans 50 ans ? Quels outils me permettront de les exploiter ?), c'est une forme d'efficacité, de souplesse et de rapidité dans l'exploitation des ressources à venir qui est recherchée. Le format epub se prête comme on sait à l'insertion, dans le texte, de vidéos, de fichiers sons, de bases de données documentaires, ou encore des multiples possibilités d'animer une image : une démo a montré par exemple les fonctionnalités permettant de zoomer sur un détail d'un plan de Paris en conservant une qualité optimale (sans les multiples manipulations - la "chromie" - qui sont encore nécessaires pour modifier les images afin de l'adapter au PDF print), ou encore de générer un catalogue interactif à partir de quelques visuels.

Il s'agit aussi d'un patrimoine exponentiel, qui intégrera demain des bannières publicitaires animées par exemple. Notons au passage que la question de l'actualisation se posera nécessairement pour ces ressources : quelles "réimpression" ou "édition revue et augmentée" en effet pour le livre numérique de demain ? Son actualisation fera-t-il l'objet d'un autre BAT numérique, et d'une autre commercialisation ? Des questions qui concernent aussi la chaîne économique du livre de demain.

Pour l'heure, les métiers intégrés aux équipes éditoriales (en particulier aux équipes de fabrication) vont bien entendu être modifiés par ces nouveaux formats ; mais il faut aussi rappeler (Alban Cerisier ne s'en est pas privé) les limites de cette conception multi-média (au sens propre) du texte : certains textes imposent une mise en page "signifiante" qui résiste aux possibilités offertes par l'outil. Quoi faire en effet des "Mille milliards de poèmes" ou des "preuves iconographiques" du second Panégyrique de Guy Debord ?

Au passage, voilà le chiffre du jour : 281 milliards de giga octets seraient actuellement en circulation sur la planète. Soit 45 GO par être vivant. On estime à 1800 milliards le nombre de GO qui circuleront sur le réseau en 2011...

"et moi, et moi, et moi..."

* Demain le livre, jeudi 5 mars, Conférence IGS-CP - Mediacase.

03.03.2009

Eclairages sur la librairie contemporaine : suite

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Peu de "numérique" hier soir lors d'une conférence sur la librairie : à l'occasion d'une parution importante (Histoire de la librairie française, éditions du Cercle de la librairie), les inervenants présents - dont les auteurs - ont surtout fait le point sur une situation économique et politique (relations avec l'Etat autour du maintien d'un "prix unique", politique des aides et subventions, retour sur les discussions et les enjeux de la loi Lang, etc.) de la librairie aujourd'hui, "indépendante" ou non. Pas un mot, hélas, sur le changement en cours du statut du libraire, et de la librairie, au regard de l'importance des sites de vente (PriceMinister, EBay pour citer les plus importants, sans parler des programmes MarketPlace d'Amazon). Pas un mot non plus sur le rôle des blogs de lecteurs...
On relira donc utilement la note de Hubert Guillaud résumant les débats du BookCamp, l'an dernier (Atelier de mise en scène de la librairie), tout en rappelant qu'aujourd'hui "Pour la première fois en 2008 [...] Amazon est en passe de vendre plus de livres aux Etats-Unis que la totalité des magasins de Barnes & Nobles (plus si l’on ajoute les magasins internationaux d’Amazon)." (La Feuille, octobre 2008)

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