31.03.2007
Olivier Besancenot, candidat à l'élection présidentielle : questions sur le livre.
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Les réponses de cinq candidats à l'élection présidentielle aux questions autour du livre, posées par le magazine des professionnels Livres Hebdo, sont disponibles sur le site livreshebdo.fr. Celles d'Olivier Besancenot et de la L.C.R. étaient absentes du document publié par Livres Hebdo. Nous avons sollicité la L.C.R., qui nous autorise à publier les réponses ci-dessous au questionnaire envoyé aux candidats à l'élection présidentielle.
1. Envisagez-vous des mesures particulières pour consolider la place du livre et développer le goût de la lecture, dans notre société envahie par l’image et les univers virtuels ?
Je considère que la TVA est un impôt indirect particulièrement injuste, donc, comme à la LCR, nous sommes pour la supprimer cela permettra déjà, dans un premier temps, dans la suite de la Loi Lang, d'aider à consolider le prix du livre, en laissant revenir aux créateurs (éditeurs, auteurs, etc.), bénéficier réellement des remontées de leurs ventes. De plus, comme tout est lié, la privatisation rampante de la Poste pèse lourdement sur les librairies indépendantes. Maintenir (comme cela existe encore un peu par exemple, pour les livres et brochures à l'étranger), une tarification spéciale pour ne pas pénaliser les petites librairies indépendantes.
2. Estimez-vous nécessaire d’instaurer, au nom de la diversité culturelle, un label de type « art et essai » pour la librairie indépendante de plus en plus menacée par les concentrations et le commerce en ligne ?
Il existe déjà, dans d'autres secteurs, des modalités pour soutenir la diffusion indépendante (je pense à la loi Sueur pour le cinéma par exemple). Etendre cette loi aux librairies indépendantes pourrait être l'une des solutions, comme cela fonctionne pour les salles de cinéma classées art et essai.
3. Envisagez-vous des initiatives, au niveau européen, pour institutionnaliser la loi Lang et une TVA réduite sur le livre ?
Cf ce que je dis plus haut sur la TVA. Au niveau français, comme au niveau européen, je défends l'idée d'un véritable service public de la culture, permettant l'accès de toutes et tous à la culture. L'idée de l'Europe va dans le bon sens lorsque l'on prend le meilleur des lois sociales de chaque pays (et non pas le pire, nivelé par le bas comme c'est le cas actuellement...).
4. Pensez-vous que le droit d’auteur, mis en question par l’univers numérique, doive être consolidé ? Et dans ce cas de quelle manière ?
Concernant le droit d'auteur, je suis pour sa dépatrimonialisation, avec en corollaire, l'augmentation des revenus des auteurs. Ainsi, après la mort des auteurs, les fonds générés devraient aider à alimenter un fond de soutien à la jeune création, une sorte de solidarité intergénérationnelle. Je suis évidemment contre la Loi DADVSI, et défends l'idée d'une "licence égale", qui maintiendrait à la fois le droit à la copie privée des internautes, et la protection de la rémunération des auteurs. Je suis pour qu'une redevance soit assise sur le chiffre d’affaires des grosses majors du disque, fabricants de matériel informatique, opérateurs de télécoms et fournisseurs d’accès qui, en gagnant des abonnés à coup de publicité sur le haut débit, sont les principaux bénéficiaires des échanges, légaux ou non, des œuvres, et ce afin de compenser les ayants droit pour le manque à gagner occasionné par le téléchargement illicite. De la même manière, les formats de fichiers doivent fonctionner sur tous les appareils (interopérabilité, et même, soutien aux logiciels libres), et il faudrait soutenir le développement de médiathèques numériques publiques et gratuites, qui pourraient ainsi démocratiser l’accès aux œuvres.
5. Quel est le dernier livre qui vous a marqué et pourquoi ?
Le livre d'Alain Krivine, "Ca te passera avec l'âge". Parce que justement, ni à lui, ni à moi, l'envie de changer le monde ne nous est passée, parce qu'aussi, je le trouve touchant, motivant, bref, qu'en refermant la dernière page, j'ai toujours autant envie de lutter contre les inégalités
6. Si vous deviez écrire un livre pour votre plaisir, dans quel genre vous exerceriez-vous ?
Policier, bande dessinée, art, guide, érotisme, science fiction …Peut-être un polar. Un de ceux où pendant toute l'enquète, on recherche qui a piqué pendant des années aux salariés, chômeurs et retraités, leur revenu, avec à la fin, un happy end, où la répartition des richesses est à l'ordre du jour ! Et non, du coup, ça ne serait pas de la science-fiction !
16:10 Publié dans Livre et numérique : actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : olivier besancenot L.C.R. livre hebdo
23.03.2007
Parcours et compétences : chef de projet Web
Université Lyon II, D.E.A. Littérature française moderne (1997) - CELSA Paris Sorbonne, Master 2 Information et Communication (option communication numérique - soutenance en septembre 2006)
2000-2005: J'ai occupé pendant cinq ans les fonctions de
responsable éditorial et commercial pour un site de libraire et éditeur - de la conception du (fonctionnalités, ergonomie, contenus éditoriaux) à la gestion de son développement. Les enjeux de communication et d'identité de l'entreprise étaient importants, le site a rempli sa mission : créer une offre de référence dans un domaine d'activités spécifique. J'ai aussi géré les aspects logistiques (stock, bases de données, service clientèle), marketing (newsletters, catalogues print mensuels, partenariats et affiliation) et éditoriaux (interviews, dossiers thématiques...).
2006 : Pour le compte d'une agence et auprès d'un musée parisien, j'ai assisté le chef de projet sur la conception et réalisation d'un parcours interactif (bornes et
centre de ressources). Deux phases m'ont occupé sur ce projet : la phase de conception, où j'ai créé les gabarits nécessaires aux experts, aux rédacteurs, aux scénaristes, recherché les solutions techniques les plus adaptées et rédigé les cahiers des charges afférents. La phase de réalisation ensuite, plus créative : la production de scenarii adaptés, après avoir exploré les formats les plus adéquats (voix off, travail iconographique)
Auparavant, j'ai longtemps partagé mon temps et mon énergie entre l'édition (lectures sélectives en langues étrangères - italien et espagnol principalement ; suivi éditorial, correction, réécriture, etc.) et la librairie. J'ai exercé en freelance : pour l'agence WordAppeal ou la SSII SQLI, et auprès du pôle éditorial Web de Canal Plus, où j'ai animé les rubriques cinéma et assisté le chef de projet, en
particulier sur des tâches de coordination, gestion de plannings et de chemins de fer, et de rédaction.
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J'ai assuré par ailleurs un cours à l'I.U.P. Métiers du livre de Saint-Cloud (étudiants en master 1 de librairie, Université Paris X Nanterre).
En 2007, j'ai rejoint Marc Minon à Liège pour contribuer à la consolidation d'une entreprise d'édition et du publication numérique fondée en 2005, le portail de revues en sciences humaines et sociales CAIRN-INFO. J'ai assuré la promotion et la gestion des revues publiées par l'éditeur De Boeck (Bruxelles), ainsi que de la veille éditoriale et technologique autour de la publication numérique.
J'ai exercé aux éditions Elsevier-Masson dans la cellule éditoriale du département Communication Pharma, en liens étroits avec les éditions livres et revues d'Elsevier-Masson. J'ai pris en charge le développement des projets éditoriaux numériques à destination des publics de professionnels de la santé - par exemple, le plus récent : e-dermato.fr, site de formation médicale continue - et d'un important projet destiné au corps médical, plus proche du e-learning (Inmedea). J'ai également géré certains projets print, la continuité des supports étant obligée dans une telle structure.
Je ne contribue plus au site de contenus culturels aVoir-aLire.com, faute de temps. J'y ai longtemps chroniqué les films anciens et la littérature. Ces contributions sont sur ce site ("articles sur le cinéma" et "...sur les livres"). Je continue ce qui est pour moi un loisir, avec la plus grande irrégularité, comme en témoigne l'actualisation de ces rubriques sur ce blog.
robin_max@hotmail.com
16:55 Publié dans Parcours professionnel, missions, réalisations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cairn-info, cairn, édition, numérique, la musardine, elsevier-masson, celsa
21.03.2007
URFIST : enfin une fomation à l'édition électronique
A l'initiative de l'URFIST (Marseille) et du portail
Revues.org (Marin Dacos et Inès Secondat de Montesquieu), une formation aux techniques, aux enjeux et aux tendances de l'édition électronique permet de faire utilement le point sur le fameux "passage" du papier à l'écran. Les points essentiels sont abordés - des plus techniques (utilisation du logiciel Lodel, un SPIP amélioré qui produit des textes en XML) aux plus "politiques" ("La notion de chaine de traitement unique, du mythe aux réalités"). C'est précisément l'ampleur des objectifs de cette formation, qui n'omet pas d'aborder les points les plus pratiques ("Traitement des fichiers issus de Quark Xpress") qui intéressera tous les acteurs, surtout néophytes, d'une diffusion nouvelle de leurs ressources.
http://blog.revues.org/
09:40 Publié dans Livre et numérique : actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.03.2007
Bibliothèque numérique européenne : la beauté du geste
La maquette de la bibliothèque numérique européenne. "EUROPEANA" décline en six entrées distinctes les actions possibles devant la masse des documents proposés. Rappelons que le projet de bibliothèque numérique européenne, défendu avec une vigueur rare par Jean-Noël Jeanneney, est fondé sur une valeur qui n'est pas sans rappeler le meilleur des Lumières et des encyclopédistes : si masse il y a, elle doit être pensée, réfléchie, triée - il s'agit d'une masse critique, et non d'un simple moteur aux réponses trop souvent aléatoires. D'où l'importance, paradoxale, de la notion de moteur de recherches : lui seul peut contribuer, au-delà de la sélection des oeuvres disponibles en ligne, à répondre le plus finement possible à la requête de l'usager. La maquette expose donc l'utilisation du moteur... qui n'a certes pas la simplicité (réductrice ?) de Google, mais gagne en précision ce qu'elle "perd" en rapidité.
C'est bien sûr tout un pan de la réflexion heuristique sur notre rapport au savoir, à la mémoire, à
la ressource (au "contenu" ?) qui s'insrit dans ce choix délibéré d'un geste élaboré, et non impulsif. On cherche et on associe sur Europeana plus qu'on ne jette un terme, le plus rapidement possible, dans un moteur. Un geste entre rêverie, réflexion et suspens, mis en scène et en couleurs par Fragonard (ci-contre : L'Inspiration) l'année même où Diderot publiait son Rêve de d'Alembert, et préparait l'Encyclopédie. C'était aussi, alors, le passage à un autre temps pour le livre et la diffusion du savoir, Beaumarchais et le droit d'auteur n'allaient pas tarder... Décidément : un éternel recommencement...
11:15 Publié dans Livre et numérique : actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.03.2007
Mais que fait la police ?
Le site du SNE n'a pas hésité à mettre en ligne un document .PDF qui rencense ses réponses aux "questions fréquemment posées sur l'action du SNE contre Google". Afin de répondre, semble-t-il, à une demande pressante du public. Les réponses sont intéressantes, mais on apprécierait que le site présente également, avec le même souci de persuasion et de précision, les actions menées au S.N.E en faveur d'une coopération active des éditeurs pour une diffusion de leurs biens sur le Web. A ce jour, on observe sur le site du Syndicat national de l'édition un grand nombre de protestations très officielles, de réactions au projet Google - même si books.google.fr
reste très imparfait (toujours en version "bêta"). Ces protestations sont toutes légitimes. Mais le projet du géant américain, au delà de l'effet publicitaire créé par ce buzz "anti Google", parviendra tôt ou tard à installer un usage. Or l'association décidée de la part des éditeurs reste lettre morte, et le Syndicat retranché derrière des actions qui tiennent en réalité plus de la réaction...
16:45 Publié dans Livre et numérique : actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
C'est Mozart qu'on ressuscite
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La British library propose aux visiteurs de son site (http://www.bl.uk) de découvrir le manuscrit original du journal de Mozart. Les possibilités du "flashage" permet de tourner les pages à son ryhtme, et de bénéficier d'un confort de lecture (taille des pages, qualité des images) optimal. Mieux encore : sur chacune des pages qui comporte une partition de la main même de Mozart, une fonctionnalité permet d'écouter l'extrait musical qui lui correspond.
Le "multimedia" prend bien sûr tout son sens dans ce type d'applications coûteuses. On peut rêver aussi aux applications possibles de ces solutions, techniquement très au point et qui ont un exceptionnel souci du confort de l'usager, de la qualité de l'ergonomie et du respect de l'ouvrage et de l'auteur ainsi traités.
10:05 Publié dans Livre et numérique : actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03.03.2007
L'Aîné des Ferchaux - Jean-Pierre Melville
En 1943, Georges Simenon publie un roman qui se déroule entre Paris, un manoir de la campagne normande, Dunkerque (son port, son smog) et le canal de Panama. Il s'agit de L'aîné des Ferchaux, l'un des ses meilleurs romans - d'après les connaisseurs. On pourrait s'attendre à un décor baroque et varié comme un voyage aventureux au bout de la nuit coloniale de l'entre-deux guerres ; à l'inverse, Simenon évoque des caractères - un vieil homme intelligent, insensible et complexe, un jeune homme sans le sou et sans scrupules - et des situations, mais peu d'"univers" dans ce récit d'une relation entre deux hommes, deux générations, deux mondes. Le roman offre peu de couleur locale. Cette histoire de deux hommes en fuite - Ferchaux et son secrétaire, poursuivis par la justice française pour le meurtre commis par le vieux Ferchaux en Afrique des années auparavant - évoque certes les richesses fabuleuses, peut-être fabulées, créées par le colonialisme à force d'asservissement de l'homme blanc, courageux et malin (Dieudonné Ferchaux), sur l'homme noir, fourbe et servile. Pourtant il ne s'agit que d'une toile de fond, un argument. La véritable "histoire", c'est celle qui se déroule entre Ferchaux et son secrétaire : Ferchaux-Méphisto devient tout guimauve lorsqu'il est soumis à son secrétaire - qui va, peu à peu, s'approprier l'ambition et l'énergie de son maître.
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Vingt ans plus tard, en 1963, Jean-Pierre Melville adapte L'Aîné des Ferchaux au cinéma, avec Charles Vanel en rôle-titre et Jean-Paul Belmondo dans le rôle du jeune secrétaire un peu crapule*. Le film de Melville n'est que très moyennement réussi : d'une histoire qui hésite entre La Beauté du diable (fabuleux couple formé par Simon et Gérard Philipe) et The Servant de Losey, Jean-Pierre Melville retient surtout... l'Amérique. Cette Amérique jazzy qui occupait déjà trop d'espace dans Deux hommes dans Manhattan en 1959. Et d'un bon roman de Simenon, Melville fait une adaptation médiocre du point du vue du récit, dont le cinéaste et ses acteurs semblent se lasser bien vite. Décousu, rythmé par des dialogues pauvres, joué sans finesse, L'Aîné des Ferchaux n'est pas un "polar". C'est le film d'un artiste sur sa fascination pour les Etats-Unis.
Entre les scènes obligées où les personnages doivent parler, bouger, éventuellement montrer quelques émotions sommaires, c'est l'image qui s'impose : un long plan séquence marque l'entrée à New-York par la route, un autre, quasi documentaire (présence de la voix off), offre un panorama de la singularité du Sud américain : les belles villas des Blancs, les masures des Noirs. Quant à l'univers bleu et interlope d'un night-club local, il évoque celui, plus "branché" mais tout aussi mélancolique, d'Assayas dans Clean (qui est aussi une confrontation, de la part d'un cinéaste européen, avec l'imaginaire américain, mais actualisé).
Au final, Melville échoue à "adapter" L'Aîné des Ferchaux. S'il estime avec raison avoir tout loisir de métamorphoser l'oeuvre dont il s'inspire, il en vient à dénaturer le roman de Simenon - ce dernier refusant précisément de créer un univers, une couleur locale, préférant s'attacher à ses personnages et leur "situation". Melville ne s'intéresse, lui, qu'à l'espace visuel qu'il investit au moyen de ce récit. Simenon raconte, Melville voyage, il évoque. Le voyage (la fuite) vers des horizons interlopes (Panama) était chez Simenon un argument, un décor sans importance ni épaisseur. Melville au contraire concentre le meilleur de son film dans un regard assez mélancolique et contemplatif sur les décors, et néglige un récit dont il ne parvient jamais à montrer la complexité.
Mais, dans le même temps, Melville se prépare dans L'Aîné des Ferchaux. Et pour des récits et des films autrement aboutis.
*Passons d'emblée sur le remake récent, où le vieux Bebel devient Ferchaux, aux côtés d'un Samy Nacéri totalement mauvais, comme d'habitude - un peu plus que d'habitude pourtant (Bernard Stora, 2001).
18:30 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ainé, ferchaux, melville, belmondo, simenon, vanel
02.03.2007
Avant-propos et présentation
"Ouvrier imprimeur, c'est mon métier; je trafique un peu avec les spécialités pharmaceutiques; acteur de théâtre - la tragédie, tu sais; il m'arrive de faire un peu de mesmérisme et de phrénologie, quand c'est possible; un peu de géographie par la chanson pour varier; je balance une conférence, de temps en temps - oh, je fais plein de choses - presque tout ce qui peut se faire, tant que c'est pas du travail. Et toi, c'est quoi, ton truc ?" "Je me suis beaucoup activé dans le domaine de la médecine, à une époque. L'imposition des mains est mon meilleur croc-en-jambe - contre le cancer, et la paralysie, et ce genre de trucs; et je dis plutôt bien la bonne aventure, quand j'ai quelqu'un dans le coin qui peut me dénicher les détails. Je me débrouille aussi dans le domaine de la prédication; et les rassemblements de dévôts, et puis un peu de missionnarisme"
Mark Twain, Aventures de Huckleberry Finn. Traduction de Bernard Hoepffner. Editions Tristram, 2008.
Bienvenue sur mon blog.
J'ai choisi cet outil pour faire connaître mes travaux et mes réalisations plus que mes humeurs
: il n'est pas question ici d'un "journal intime". Vous y trouverez mes articles et mon étude sur un sujet qui m'occupe beaucoup depuis 2005 : il concerne les mutations du livre et de la diffusion du savoir face aux nouvelles technologies, un phénomène de civilisation qui me semble déterminant.
Des sites qui partagent ces préoccupations sont listés dans la colonne de gauche.
Afin de repousser les murs de cette thébaïde moderne qu'est l'écran d'ordinateur, je donne à ceux que cela intéresse accès à mon parcours professionnel.
J'ai par ailleurs choisi d'ajouter aux objets de cette réflexion d'autres travaux que j'exerce avec un plaisir, une irrégularité et un dilettantisme assumés : il s'agit d'articles sur le cinéma et la littérature écrits pour un site de contenu culturel auquel je contribue. Ces articles concernent un choix très personnel de films, souvent des "classiques" que je chronique à l'occasion de leur retour dans les salles, et de livres que j'ai aimés (ou pas).
J'ai enfin réservé une rubrique ("Choses et autres") à des sites qui, par amitié, par affinité intellectuelle ou encore parce que je les ai réalisés, me sont proches.

Max Robin
robin_max@hotmail.com - 06.81.31.71.80.
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17:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : édition, livre, numérique, librairie, communication, celsa, cairn
01.03.2007
Quel avenir pour un livre numérique en réseau ? Le livre et son « éditeur », entre rupture et continuité
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Ce travail de recherches, réalisé dans le cadre d'un Master au CELSA Paris Sorbonne, m'a permis d'interroger quelques acteurs importants du "livre numérique" en France (François Gèze, Valérie Tesnières, Paul Otchakovsky-Laurens, Denis Zwirn, Yves Jeanneret, Jean-Manuel Bourgois...). Il propose de "faire le point" sur l'actualité d'une nouvelle médiation pour le livre - acteurs, enjeux, usages... - et d'observer un "cas pratique" chez un éditeur public : La Documentation française. Nous n'en proposons ici que quelques extraits liminaires.
Avant-propos
Le 30 novembre 2005, un an après l’annonce par la société américaine Google d’un projet de numérisation des fonds bibliographiques américains et de leur diffusion payante sur Internet, quelques personnalités se réunissaient au Centre Pompidou pour répondre à une question d’actualité : « La bibliothèque numérique est-elle possible ? » Il y avait là Michel Melot et Patrick Bazin, qui s’intéressent depuis longtemps aux possibilités offertes aux bibliothèques par la diffusion numérique en réseau, Jean-Noël Jeanneney, qui a initié et stimulé la réponse européenne au projet GooglePrint , et le philosophe Régis Debray – dont la revue Médium a permis à Patrick Bazin notamment de formuler une synthèse sur ce nouvel « ordre du livre » inauguré semble-t-il à partir de « l’événement » GooglePrint. Cette conférence, voulue par l’actuel président de la Bibliothèque publique d’information, Gérald Grunberg, intervenait six mois après la présentation, dans les mêmes lieux, de GooglePrint par Matts Carduner, directeur de la société Google en France.
Suite : Avant-propos.2.pdf
Pour consulter cette étude dans son intégralité : robin_max@hotmail.com
SOMMAIRE
Introduction générale : le contexte d’émergence de la recherche
1ère partie : Du « livre électronique » à l’émergence d’un livre numérique en réseau : rupture ou continuité ?
2ème partie : Quels usages pour un livre numérique en réseau ?
3è partie : Un éditeur dans une nouvelle médiation pour le livre : La Documentation française
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13:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : édition, livre, digital, numérique, celsa, diffusion, ebook
Introduction générale : le contexte d’émergence de la recherche
C’est une expérience concrète, « sur le terrain », qui constitue le point de départ de ce projet de recherche. En faire une rapide chronologie permettra de comprendre ses motivations, les directions qu’elle se propose d’explorer.
En 2001, chargé de l’activité Internet d’une entreprise d’édition et de librairie, j’ai assisté à la fin d’une librairie en ligne (BOL.FR) et aux incertitudes liées au devenir d’une entreprise ambitieuse, encore très déficitaire, mais qui allait accompagner les changements du paysage de la distribution du livre en France : Amazon.com.
La même année, j’ai répondu à quelques sollicitations de la part d’entreprises de « diffusion numérique » de livres, qui s’intéressaient à la production de l’éditeur chez qui j’exerçais. Alors que la réactivité était un facteur de succès déterminant dans le domaine des nouvelles technologies, la nature attractive de cette production (il s’agissait d’érotisme), la notoriété de l’entreprise et sa dimension humaine (peu d’intermédiaires hiérarchiques) autorisaient ces diffuseurs libraires d’un type nouveau à parier sur un succès et une rentabilité plus immédiats. Ces projets s’édifiaient autour de trois concepts distincts : celui du ebook ou « livre électronique » (Cytale), celui du « livre numérique » pour téléphone portable (PhoneRe@der, projet émanant de France Télécom), enfin celui du « livre numérique » où le contenu numérisé était primordial et la question du support plus accessoire (Numilog, 00h00).
... Suite : Introduction_generale.pdf
Pour vous procurer l'ensemble de ce travail de recherches, qui a fait l'objet d'une soutenance publique en septembre 2006 : robin_max@hotmail.com
SOMMAIRE
1ère partie : Du « livre électronique » à l’émergence d’un livre numérique en réseau : rupture ou continuité ?
2ème partie : Quels usages pour un livre numérique en réseau ?
3è partie : Un éditeur dans une nouvelle médiation pour le livre : La Documentation française
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13:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : édition, livre, digital, numérique, CELSA, diffusion, eboo

